C'est ce jeudi matin que la cour d'appel de Lyon doit rendre son arrêt dans l'affaire dite du chantage à la sextape à la mairie de Saint-Étienne, trois mois après le deuxième procès dans ce dossier.
Cinq jours d'audience qui n'avaient pas bouleversé finalement la lecture des faits, en juin dernier. Gaël Perdriau a continué de clamer son innocence, contestant avoir été le commanditaire du piège tendu à son ancien premier adjoint, Gilles Artigues.
Cinq ans de prison requis
L'ancien maire de Saint-Étienne a tout de même créé la surprise lors du dernier jour d'audience, en évoquant pour la première fois publiquement des viols dont il aurait été victime entre 7 et 12 ans. Un traumatisme qui expliquerait, selon lui, certaines de ses réactions et de ses silences.
Pas de quoi faire changer d'avis l'avocat général qui a requis à son encontre cinq ans de prison, dont trois ferme (soit un an de moins qu'en première instance), et dix ans d'inéligibilité.
À noter que son ancien adjoint à l'éducation, Samy Kéfi-Jérôme, et l'ex-compagnon de celui-ci, Gilles Rossary-Lenglet, seront également fixés sur leur peine ce jeudi.
Les prévenus, qui restent présumés innocents, pourront encore se pourvoir en cassation.
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