En cause, une grève des médecins libéraux, contre plusieurs mesures du projet de loi de financement de la sécurité sociale 2026 (PLFSS).
Les médecins en colère
Le PLFSS a été adopté par le Parlement le 16 décembre dernier. Les médecins y voient une attaque du gouvernement, et "la goutte de trop".
Le Dr Sylvie Filley-Bernard, présidente de l'URPS Médecins Libéraux Auvergne-Rhône-Alpes, nous explique pourquoi, selon elle, ce texte menace leur profession :
"Le problème, c'est la tarification des actes qui est l'objet essentiel des négociations conventionnelles et c'est ça que le gouvernement veut revoir à la baisse.
C'est ce qu'ils ont commencé à faire pour les radiologues, c'est pour ça qu'ils se sont arrêtés. Ils ont réduit à la baisse les actes des radiologues, trouvant qu'ils gagnaient trop d'argent. Sauf qu'un radiologue gagne de l'argent parce qu'il fait des actes. S'il ne fait pas d'actes, il ne gagne pas d'argent.
On ne peut pas dire à un médecin : "Vous gagnez trop bien votre vie, on va vous baisser vos actes." Parce que le médecin va dire : "Je gagne bien ma vie car je fais beaucoup d'actes." Aujourd'hui, nous maintenons nos chiffres d'affaires parce que nous avons augmenté le volume d'actes que l'on réalise individuellement."
La médecine libérale ne répond plus
Le 10 janvier, une manifestation nationale de la profession médicale se tiendra à Paris.
Le lendemain sera le lancement de "l'Opération Bruxelles" en guise de protestation. Plus de 2.000 médecins libéraux partiront en "exil" en bus pour la capitale belge.
La plupart des cliniques seront fermées à Lyon, Grenoble ou encore à Saint-Étienne. Aucune urgence ne sera assurée par les médecins libéraux dans ces établissements.
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