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NOUVELLE ENQUÊTE SUR GAËL PERDRIAU : LA JUSTICE INTERDIT À MEDIAPART DE PUBLIER

Lundi 21 Novembre - 13:55

Politique


Gaël Perdriau et Laurent Wauquiez - © Anthony Perrel
Alors qu'il s'apprêtait à publier une nouvelle enquête sur les pratiques politiques du maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, Mediapart dénonce ce lundi 21 novembre une censure de la justice qui lui interdit de publier de nouvelles révélations.


La justice a interdit à Mediapart de publier de nouvelles informations sur le maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, après ses précédentes révélations de chantage présumé à la vidéo intime, a annoncé lundi le média d'investigation, en dénonçant une "censure préalable sans précédent".

Cette ordonnance du tribunal judiciaire de Paris a été rendue en urgence le vendredi 18 novembre, à la demande de Gaël Perdriau, selon Mediapart. "C'est une décision sans précédent de mémoire de juriste et de journaliste", a déclaré le directeur de la publication de Mediapart, Edwy Plenel. Selon lui, elle découle d'une "procédure très exceptionnelle" qui ne s'est "jamais vue sur le terrain de la presse".

10.000 euros par extrait publié


"Mediapart n'était pas informé de cette procédure et l'ordonnance a été prise par une juge sans que notre journal ait pu défendre son travail et ses droits", dénonce Edwy Plenel dans un billet publié ce lundi 21 novembre par Mediapart.

"Elle nous enjoint" de ne pas publier "de nouvelles révélations sur les pratiques politiques du maire de Saint-Étienne, appuyées notamment sur les mêmes enregistrements qui nous ont permis de révéler le scandale du chantage à la sextape dont a été victime son premier adjoint centriste, Gilles Artigues", poursuit-il. Selon le texte de l'ordonnance, Mediapart devra verser "10.000 euros par extrait publié".

D'après Mediapart, Gaël Perdriau a invoqué "une atteinte à la vie privée" pour demander à la justice la non-publication de cet article. Le journaliste auteur de l'enquête l'avait au préalable sollicité pour avoir sa position sur les "faits nouveaux" que devait relater l'article.

Selon Edwy Plenel, ces faits "mettent en cause les pratiques du maire de Saint-Étienne, notamment dans le recours à la rumeur comme instrument politique". "Cette fois, leur victime est une personnalité notable de la droite, Laurent Wauquiez, président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes", ajoute-t-il.

"Nos avocats mettent en œuvre tous les recours juridiques possibles pour mettre fin rapidement à cette censure", souligne-t-il, en faisant le parallèle avec une autre décision de justice prise début octobre par le tribunal de commerce de Nanterre.


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