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[INTERVIEW] ÉTIENNE DAHO : "QUAND ON CHANTE, ON EST DANS L'INSTANT ET C'EST TRÈS AGRÉABLE "

Mercredi 15 Mai - 19:30

Musique


Étienne Daho était l'invité de Stéphanie Loire - © Radio SCOOP
Étienne Daho a répondu aux questions de Stéphanie Loire, ce mercredi, au micro de Radio SCOOP.


Comme chaque semaine, Stéphanie Loire reçoit sur Radio SCOOP un artiste au cœur de l'actualité.

Ce mercredi 15 mai, c'est un artiste qui est considéré comme le parrain de la pop en France.

Il a publié 12 albums depuis 1981, il vient tout juste de se produire en concert à l'Arena de Décines, près de Lyon, et son dernier album s'appelle "Tirer la nuit sur les étoiles" : il s'agit d'Étienne Daho.

Ce dernier réalise une tournée des Zéniths partout en France. Une tournée qui touche bientôt à sa fin avant celle des festivals cet été.

Au début, tu étais plutôt réticent à jouer dans des grandes salles ?


"J'ai dû arrêter au milieu des années 2000 de faire des grosses salles parce que j'avais envie d'aller dans les salles où moi, j'ai envie d'aller. Je trouvais que la pression était moindre. Peut-être que c'était une petite paresse aussi. Et en fait, j'aime autant. J'avais une petite appréhension, car ça suppose de faire un autre show. Ça suppose de faire un show à base de tubes, plus spectaculaire. Enfin, il y a toutes ces contraintes auxquelles je pensais avoir échappé. Et puis finalement, ça a été un peu comme un challenge. Et alors là, ça a commencé vraiment à m'obséder."

Malgré ces grandes salles, l'intimité persiste. On traverse 40 ans de carrière et tu échanges beaucoup avec le public. Est-ce que tu as été vigilant sur la mise en scène ?


"Non, je n'ai pas été vraiment vigilant. Je crois que ça s'est fait comme ça en fait. Je parle beaucoup parce qu'il y a des chansons qu'il faut présenter. Et puis ça permet de faire des petites interruptions aussi. De parler avec les gens. Ce n'est pas quelque chose de nouveau. Je prends du plaisir à le faire, sinon je ne le fais pas. Je pense que si on se fait vraiment plaisir à soi, on peut davantage le partager. Enfin, c'est plus authentique, on va dire. Et ça se ressent sur scène."

Tu apparais en habit de lumière pailletée pour ouvrir le show. Comment ça fonctionne ce travail de mise en scène ? 


"Je ne sais pas. C'est un peu une magie qu'on ne maîtrise pas. C'est le plus beau compliment qu'on m'ait fait de toute façon. Ça reste intime. Mais je crois que ce sont les chansons qui font l'intimité. On peut toucher les gens. Même ceux qui sont le plus loin quand les salles sont très grandes. Les chansons créent l'intimité et peut-être mon attitude. C'est quelque chose d'organique. Mais c'est vrai que ça reste intime." 

Quand on est emporté dans un Zénith qui connait par cœur certaines de tes chansons, des tubes que tout le monde chante depuis des décennies, qu'est-ce que tu ressens à ce moment-là ? 


"Je ne sais pas, je ne réfléchis pas. Je regarde juste le public chanter. Je prends vraiment du plaisir. En fait, quand on chante, on est toujours dans l'instant. Il n'y a aucune réflexion, c'est pour ça que c'est tellement agréable. Ce qui arrive rarement dans la vie d'ailleurs. Et là, sur scène, je me disais que j'étais en train de vivre le moment le plus incroyable de ma vie. C'était fou, devant 15.000 personnes. J'en ai des frissons. C'est la première fois que ça m'arrive."

La nostalgie, ce n'est pas du tout un sentiment qui te guide dans la vie. Toi, tu es plutôt tourné vers l'avenir. La nostalgie, ça ne t'a jamais habité ? 


"Non, pas encore. Je pense que ça peut arriver au bout d'un moment parce qu'on perd des amis. Puisqu'on peut regretter certaines choses. Moi, j'ai vraiment la chance que ma vie soit… une belle vie. C'est de mieux en mieux. Je fais ce que j'aime, je vis de ma passion. C'est déjà énorme pour moi. Je suis vivant, je suis en bonne santé, donc ma vie est merveilleuse. Finalement, je ne peux pas avoir de nostalgie."

Sur ton dernier album, il y a beaucoup de mélanges de genres. On y retrouve différentes voix, celle de Vanessa Paradis, de Lou Le Sage. Tu aimes les projets collaboratifs ? 


"Je reprends toujours cette métaphore du sentiment et de l'amour. C'est comme commencer une nouvelle histoire. D'abord, les collaborations ne se font qu'avec des gens pour lesquels il y a une admiration et une amitié réciproque. C'est la condition sine qua non. L'amitié amoureuse, on va dire. C'est le plus grand des miracles que de rencontrer quelqu'un avec qui on est bien. Chacun fait comme il peut pour être heureux." 

L'amour, tu y crois toujours ? 


"Oui, bien sûr. Si je dis non, je vais me faire massacrer. Non, dans l'amour, il y a plein de choses. C'est ce qu'on met dans son travail, c'est l'amour de soi-même, c'est ce qu'on met dans sa vie. Ce n'est pas juste la relation à deux. Si c'était juste ça, ce serait un peu limité, alors qu'en fait, c'est beaucoup plus large que ça. Ce sont les gens avec lesquels on travaille, les gens avec lesquels on crée, c'est la famille, les amis. L'amour est partout."
 

Étienne Daho va bientôt entamer sa tournée des festivals : il sera à Saint-Brieuc le 19 mai, aux Francofolies de La Rochelle le 10 juillet, aux arènes de Nîmes le 19 juillet, et puis à Saint-Malo le 16 août.


L'interview de Stéphanie Loire est à retrouver, tous les mercredis, à partir de 19h sur Radio SCOOP et en replay.



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